di Manuela 14 Agosto 2020
stop

A Parigi la stampa gastronomica ha deciso di boicottare uno chef accusato di violenze sessuali. Julie Mathieu, il caporedattore delle riviste Fou de Pâtisserie e Fou de Cuisine, ha pubblicato su Instagram un post dove denuncia un famoso chef parigini.

Julie Mathieu, insieme al collega Muriel Tallandier, nel post ha spiegato di essere rimasti scioccati della notizia relativa al fatto che un giovane chef parigino, molto noto, era colpevole di molestie e aggressioni sessuali relative a donne che lavoravano per lui o comunque nel settore della gastronomia. All’inizio Julie non aveva creduto alle accuse: stimavano l’uomo e rispettavano il cuoco e la sua cucina.

Così avevano preso un po’ di tempo per verificare le informazioni, ma ad oggi tutti i fatti sono stati confermati e ogni giorno arrivano nuove denunce: molte vittime hanno cominciato a far sentire la propria voce.

Julie ha deciso di non pubblicare il nome dello chef, sia per rispetto alle vittime, sia per il concetto di presunzione di innocenza, sia per evitare la gogna mediatica. Tuttavia, in attesa che la giustizia emetta il suo verdetto, hanno deciso di non parlare più di questo chef sulle riviste da loro gestite. Inoltre non lo citeranno più sui social network e non parteciperanno più a suoi eventi.

In qualità di cittadini, poi, hanno deciso di non mangiare più nei suoi ristoranti. Questo il post integrale di Julie Mathieu:

View this post on Instagram

JE ME LÈVE ET JE ME CASSE. Il y a quelques semaines nous avons été effarées d’entendre qu’un jeune chef, bien connu de la foodosphere parisienne, serait coupable de harcèlements et d’agressions sexuels sur plusieurs femmes travaillant pour lui ou évoluant dans le milieu de la gastronomie. Nous n’y avons pas cru, tant l’estime pour l’homme, le respect pour le cuisinier et le plaisir à manger dans ses restaurants le plaçait certainement à nos yeux bien loin de tout ça. Nous avons pris le temps de recouper les informations, de recevoir et de lire différents témoignages. Mais les faits semblent malheureusement se confirmer aujourd’hui, et même se révéler un peu plus chaque jour. Les langues se délient, le courage progresse au sein des victimes, à l’image du témoignage de @bonnyclea. Et la nausée nous monte à la gorge… Depuis plusieurs jours nous nous demandons quoi faire. Par respect pour la parole des victimes, le travail de la justice et ce qu’il reste de la présomption d’innocence, et parce que nous sommes fondamentalement contre les tribunaux populaires, nous ne dirons pas son nom. Cependant, et en attendant que la justice se prononce, en tant que professionnelles nous prenons la décision de ne plus parler de ce chef dans les magazines que nous dirigeons @juliefoodforlove & @mu.tall , sur nos réseaux sociaux et de ne plus participer à une manifestation où il sera invité. En tant que citoyennes, nous décidons de ne plus aller manger dans ses restaurants. Et en tant que femmes, nous disons aux victimes qu’elles ne sont pas seules, que nous les écoutons, les entendons, que nous les soutenons, qu’elles ne sont pas responsables et que nous nous battrons à leurs côtés pour dénoncer et faire condamner ces agissements inacceptables, ici comme ailleurs, comme partout dans notre société. Le milieu de la cuisine et de la gastronomie n’est pas un monde à part. Cette violence doit cesser et les agissements de cet homme doivent être condamnés. #stop #agissons! ❌♨️📛

A post shared by Julie Mathieu (@juliefoodforlove) on

[Crediti | Purepeople]